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Une fin de contrat chaotique et des clés toujours introuvables
Depuis le 31 décembre 2025, la délégation de service public du casino de Berck, exploitée pendant trente-quatre ans par le groupe Partouche via sa filiale Jean Metz, est officiellement arrivée à son terme. Pourtant, la transition ne se déroule pas comme prévu. Bien que l’établissement ait fermé dès le 23 décembre et que les lieux aient été entièrement vidés, la ville n’a toujours pas récupéré les clés du bâtiment, une ancienne gare routière désormais fermée et inaccessible.
Face à cette situation jugée inacceptable, le maire de Berck, Bruno Cousein, a sollicité l’intervention du préfet du Pas-de-Calais afin de faire appliquer les décisions de justice, allant jusqu’à envisager le recours à la force publique.
Un conflit juridique ancien confirmé par la justice
En 1997, la commune avait cédé l’ancienne gare pour permettre l’implantation du casino, exploité dans le cadre d’une délégation de service public renouvelée en 2005. À l’issue de cette concession, le bâtiment devait revenir gratuitement à la ville en tant que « bien de retour ».
Cette interprétation a été confirmée par le Conseil d’État le 17 juillet 2025, puis par une ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Lille le 19 décembre, qui imposait la remise des clés avant le 1er janvier 2026 sous peine d’une astreinte de 500 euros par jour.
Malgré deux rendez-vous officiels fixés fin décembre et début janvier, aucune remise n’a eu lieu. Partouche continue de contester la propriété du bâtiment, estimant ses droits bafoués malgré les décisions judiciaires.
Une reprise suspendue et des enjeux économiques majeurs
Dans le même temps, le nouveau délégataire, le groupe belge Infiniti Casino, attend de pouvoir investir les lieux. Désigné à l’unanimité par le conseil municipal pour une durée de douze ans, il prévoit environ 8 millions d’euros d’investissements et la reprise des 39 salariés du casino. Or, l’impossibilité d’accéder au bâtiment retarde les travaux et entretient l’incertitude pour les employés comme pour l’économie locale.
La situation s’est encore tendue le 6 janvier 2026, lorsque le préfet du Pas-de-Calais a refusé de recourir à la force publique, invoquant une audience prévue le 14 janvier au tribunal judiciaire de Boulogne-sur-Mer. Pour la ville, l’enjeu est crucial : près d’un million d’euros de recettes annuelles sont en jeu et le risque de voir Infiniti se retourner contre la commune n’est pas exclu. Dans l’attente d’une décision judiciaire, Berck reste suspendue à une issue rapide pour relancer l’activité du casino et tourner définitivement la page Partouche.










