Imposition casinos

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Gagner au casino fait rêver… mais une question revient systématiquement au moment de passer à la caisse : est-ce que les impôts prennent une part des gains ? En France, la règle est assez simple à comprendre : les gains de jeux d’argent ne sont, en principe, pas imposés à l’impôt sur le revenu, car ils ne sont pas considérés comme un “revenu” régulier au sens fiscal. 

En revanche, les gros jackpots de machines à sous peuvent déclencher un prélèvement social spécifique, qui est retenu directement par le casino. 

Et surtout, même si le gain n’entre pas dans votre déclaration d’impôt sur le revenu, l’argent gagné peut ensuite produire des revenus (intérêts, loyers, plus-values) et là, la fiscalité classique s’applique. 

À partir de quel montant les gains de casino sont-ils imposés ?

Dans les sources officielles récentes, il est mentionné que le taux appliqué aux gros gains est plutôt un prélèvement de 13,7 %. 

Dans la pratique, ce prélèvement concerne les gains de machines à sous qui doivent être réglés manuellement par un caissier (typiquement un gros jackpot au-delà du paiement direct par la machine). Une réponse officielle publiée par l’Assemblée nationale précise que les gains de joueurs de machines à sous payés en caisse, d’un montant au moins égal à 1 500 €, sont taxés à 13,7 % et collectés par le casino au moment du versement. 

Comment ça se passe concrètement ?

  • Si votre gain est inférieur à 1 500 € : il n’y aura pas de prélèvement spécifique sur le gain (et pas d’impôt sur le revenu non plus).
  • À partir de 1 500 € (jackpot payé en caisse) : le casino applique la retenue directement sur gain obtenu

Exemple simple (avec un taux de 13,7 %) : Gain = 2 000 € → prélèvement ≈ 274 € → net ≈ 1 726 €. 

Gros gains au casino : quelle fiscalité ? Et quid de l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) ?

Voici tout ce que vous devez savoir sur la fiscalité des gros gains et l’IFI :

1) Impôt sur le revenu : en principe non, mais…

Le gros gain en lui-même n’est pas un revenu “classique” à déclarer à l’impôt sur le revenu (hors cas de joueur considéré comme professionnel).
En revanche, deux situations “créent” de l’imposition ensuite :

  • Vous placez votre gain : intérêts, dividendes, plus-values = fiscalité habituelle des placements.
  • Vous utilisez votre gain pour acheter un bien immobilier : loyers imposables si vous louez, plus-value imposable si vous revendez avec gain.

2) IFI : le gain n’est pas taxé

L’IFI ne vise pas votre cash ou vos placements financiers : il vise votre patrimoine immobilier net taxable au 1er janvier. Et vous devenez imposable si ce patrimoine immobilier net dépasse 1 300 000 €

Donc :

  • Si vous gagnez 2 M€ et que vous laissez l’argent sur un compte : pas d’IFI
  • Si vous gagnez 2 M€ et que vous achetez 1,8 M€ d’immobilier (sans dette) : vous pouvez devenir redevable de l’IFI.

La résidence principale bénéficie d’un abattement de 30 % sur sa valeur vénale pour l’IFI. 

Qu’en est-il de la fiscalité des autres jeux d’argent ?

La logique globale est la même : les gains ne sont généralement pas imposés à l’impôt sur le revenu tant qu’ils restent le produit d’un aléa (chance) et ne deviennent pas une activité “professionnelle” ou assimilée. Mais il y a des nuances selon le jeu.

Paris hippiques

En principe, les gains de paris sur les courses de chevaux ne sont pas imposables (même si la pratique est habituelle), sauf circonstances exceptionnelles, par exemple si l’aléa est supprimé/atténué de manière frauduleuse. 

Paris sportifs

Dans l’immense majorité des cas, les gains de paris sportifs ne sont pas taxés pour le joueur. Des sources grand public rappellent toutefois un cas rare : si l’administration considère que vous avez fortement atténué l’aléa au point d’être assimilé à un profil de joueur professionnel

Poker et jeux de carte

C’est le sujet le plus “piégeux”, car il existe une frontière claire entre :

  • joueur occasionnel : gains non imposés à l’IR en principe
  • joueur habitué et professionnel : gains imposables

La doctrine fiscale (BOFiP) explique que les profits issus de la pratique habituelle du poker/bridge deviennent imposables en BNC si le joueur, par son savoir-faire, maîtrise significativement l’aléa et en retire des revenus significatifs.

Joueur professionnel : une imposition différente ?

Oui. Dès que l’activité de jeu ressemble à une activité lucrative (régularité, organisation, niveau de compétence, revenus significatifs, réduction de l’aléa), l’administration peut considérer que vous n’êtes plus dans le “gain exceptionnel”, mais dans une source de profits imposable.

  • Pour les courses hippiques, le BOFiP rappelle que c’est rare, sauf contexte exceptionnel (ex : fraude). 
  • Pour le poker, la doctrine est plus explicite : si vous maîtrisez l’aléa et en tirez des revenus significatifs, vos gains peuvent être imposés en BNC. 

Dans ce cas, on parle d’un régime complet (catégorie d’imposition, charges déductibles, obligations déclaratives, etc.). Le bon réflexe est de vous faire accompagner (expert-comptable / avocat fiscaliste) si vos gains deviennent récurrents et structurés.

Conclusion

En France, le gain de casino n’est pas, en principe, soumis à l’impôt sur le revenu. Le principal frottement immédiat concerne surtout les gros jackpots de machines à sous payés en caisse, avec un prélèvement social de 13,7 % à partir de 1 500 €.

Ensuite, la fiscalité revient si vous placez l’argent, si vous achetez de l’immobilier ou si votre pratique devient professionnelle. Et si votre gain se transforme en patrimoine immobilier important, l’IFI peut entrer en jeu au-delà de 1,3 M€ net taxable

FAQ

Faut-il déclarer un gain de casino aux impôts ?

En principe non pour l’impôt sur le revenu, mais les gros jackpots de machines à sous (payés en caisse) peuvent subir un prélèvement social à la source. 

Pourquoi parle-t-on d’un seuil à 1 500 € ?

Parce qu’au-delà, certains gains de machines à sous versés en caisse déclenchent une retenue collectée directement par le casino. 

Le prélèvement est-il de 12 % ou 13,7 % ?

Les sources officielles récentes mentionnent 13,7 % pour les gains supérieurs à 1 500 € payés en caisse. 

Les gains aux jeux FDJ (Loto, Euromillions, grattage) sont-ils imposables ?

En principe non à l’impôt sur le revenu pour le gagnant. 

Les gains de paris hippiques sont-ils imposables ?

En principe non, sauf circonstances exceptionnelles (exemple : fraude). 

Et les paris sportifs ?

Dans l’immense majorité des cas, non. L’imposition vise surtout des situations très particulières assimilables à une activité professionnelle.

Quand les gains au poker deviennent-ils imposables ?

Quand la pratique habituelle permet de maîtriser l’aléa de façon significative et procure des revenus significatifs.

Un gros gain peut-il me rendre redevable de l’IFI ?

Le gain en lui-même non, mais s’il est converti en patrimoine immobilier supérieur à 1,3 million d’euros alors oui. 

Julien Delorme
Julien Delorme

Ancien croupier dans un grand casino de la Côte d’Azur, Julien Delorme a passé plus de 10 ans derrière les tables de blackjack et de roulette. Fort de cette expérience terrain, il...